La gestation

La gestation dure généralement neuf semaines (60 jours en moyenne), ce qui correspond au développement embryonnaire de l’œuf fécondé qui se fragmente et se morcelle avant de se différencier et de former des ébauches d’organes, lesquels s’organisent par le jeu de facteurs d’induction et d’organisation.

Les signes manifestes de gestation n’apparaissent qu’assez tardivement : vers la cinquième semaine, on constate une augmentation de volume de l’abdomen.
La palpation au travers de la paroi (effectuée en douceur) met en évidence des formes rondes et individualisées ; l’auscultation permet d’entendre des battements cardiaques (il suffit de rapprocher son oreille de la paroi et d’écouter en silence).

Ensuite, les mouvements du fœtus deviennent apparents et on constate de brusques soubresauts du flanc. Le dernier symptôme est le développement mammaire suivi de la sécrétion du colostrum, laquelle précède de peu l’accouchement.

A côté de ces signes évidents, il y a toutes les modifications physiologiques de la gestation (dont les modifications de taux hormonaux) qui peuvent être déterminées beaucoup plus tôt et permettent le diagnostic de la grossesse dans les premiers temps.

Les femelles reconnues en état de gestation devront être traitées avec ménagement. On réduira leur activité, tout en veillant à leur assurer un exercice suffisant pour les maintenir en forme et leur conserver un bon tonus musculaire. Fatigue, excitation, bruit, etc... devront être évités.

L’alimentation devra être adaptée à l’état particulier : la chienne a de grands besoins énergétiques occasionnés par l’hypertrophie de certains tissus, les sécrétions multiples et l’édification de nouveaux tissus vivants. On donnera des aliments faciles à absorber et à diriger, tels les produits lactés, les bouillons, les pâtes farineuses, le riz, les œufs, la viande demi-grasse.

Les besoins vitaminiques devront être assurés, car les carences en cette période de gestation ont des conséquences catastrophiques, non seulement pour la mère qui risque de ne pas se remettre de l’accouchement, mais aussi pour les jeunes qui, s’ils survivent, resteront fragiles et rachitiques...

Les déficiences phospho-calciques de l’alimentation devront être compensées par l’administration de phosphate-bicalcique et de vitamine D. Il existe, sous le nom d’antirachitiques, de nombreuses formules toutes prêtes dans le commerce.

1) Elle comporte trois stades : Le premier mois, il n’y a guère de changements du comportement, la morphologie n’est pratiquement pas modifiée.

2) Du 30éme au 55éme jour, les côtés s’élargissent, les mamelles et la vulve se développent, l’appétit devient important ; l’alimentation doit être particulièrement riche en protéines et donnée en 2 repas par jour pour faciliter la prise des repas, tandis que les petits se développent dans la cavité abdominale.

L’exercice régulier mais modéré est nécessaire. La ration alimentaire est augmentée ; l’apport de sels minéraux, en particulier du calcium, est donné les 15 derniers jours.

3) Du 55éme jour à la mise bas, l’appétit de la chienne diminue, elle urine fréquemment, s’agite et prépare son nid. Prévenez votre vétérinaire afin qu’il puisse vous porter assistance.

La chute, puis la remontée de la température rectale, la perte des glaires par la vulve, l’essoufflement, signalent la proximité de la mise bas. Les contractions se rapprochent et s’intensifient.

Comme dit dans la rubrique "préparation d'une portée", surtout, n'ayez pas le réflexe, si vous assistez à l'accouchement, de retirer le placenta, en effet laissez la mère l'avaler, ce phénomène étant indispensable à sa montée de lait, et cela lui redonnera des forces.

 

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